Le coup d’envoi d’une révolution du surf’ en Côte d’Ivoire déchirée par la guerre

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Hadi Beydoun ne s’attendait pas à devenir un entrepreneur du surf.

Comme la plupart des gens qui ont grandi en Côte d’Ivoire, il n’avait même jamais attrapé une vague sur ses 590 kilomètres de côtes.

Mais en 2011, pendant une brève période de guerre civile en Côte d’Ivoire, Hadi étudie à Sydney. Sur un coup de tête, il a décidé de faire un safari de surf en Nouvelle-Galles du Sud.

« Ce fut l’une des expériences les plus étonnantes que j’aie jamais vécues « , déclare M. Beydoun.

« Après ça, je suis tombée amoureuse du surf. »

Un rêve né à Bondi

Beydoun a acheté une planche de surf et a commencé à prendre des cours à Maroubra et Bondi. Il y a trois ans, après le retour de la paix en Côte d’Ivoire, le jeune homme de 26 ans a décidé de ramener sa nouvelle passion chez lui et de la partager.

Pour plus d’informations sur le sport en Cote d’Ivoire, lisez aussi cet article : https://www.afriksoir.net/serey-die-de-retour-en-cote-divoire-nous-sommes-tombes-les-armes-a-la-main/

« J’ai un attachement pour l’Australie. Je veux toujours pouvoir vivre et vivre cette culture loin du pays. »

L’Etat d’Afrique de l’Ouest, ancienne colonie française connue sous le nom de Côte d’Ivoire, dispose d’une abondance de plages orientées plein sud avec une houle toute l’année. Mais ça n’a jamais vraiment été une destination de surf.

« Beaucoup de gens ici ont encore peur de l’océan et ne veulent pas sortir car ils ne sont pas exposés à la culture surf.

« Il y a beaucoup de travail à faire pour donner confiance aux gens. C’est un sport que nous devons apporter au continent. »

De la guerre aux vagues

Depuis la fin de la guerre civile, la Côte d’Ivoire connaît une certaine renaissance. Elle est devenue la plus grande économie d’Afrique de l’Ouest, principalement grâce à sa production de cacao. Le tourisme est un secteur qui a mis du temps à se redresser. En 2016, une attaque d’un islamiste d’al-Qaïda contre la station balnéaire populaire de Grand Bassam a fait chuter le nombre de visiteurs. Beydoun, originaire d’une famille d’entrepreneurs libanais, voyait le surf comme un moyen de relancer le tourisme et de faire revivre les zones côtières.

Les locaux sautent à bord

Il s’installe à Assinie-Mafia, ancienne station balnéaire des colons français à 80 kilomètres d’Abidjan, la capitale commerciale. Elle possède quelques-unes des meilleures plages du pays. Mais avec peu de culture surf, il était difficile de persuader les autres d’essayer.

« Ce n’est pas simple de sortir dans l’océan. Si tu vis à Sydney, c’est plus facile, tu as plus d’opportunités et c’est plus accessible. »

Le premier problème était le manque de planches de surf.

Certains enfants de la région étaient désireux d’apprendre, mais aucun ne pouvait s’offrir des planches de surf importées d’Afrique du Sud. Certains essayaient d’utiliser des morceaux de bois trouvés sur le rivage. Beydoun a donc décidé d’ouvrir le premier atelier de surf du pays avec deux autres passionnés de surf, Paul Abbas de Beyrouth et Pierre Nicoud, Franco-Ivorien. Le résultat est The West Factory à Abidjan.

En savoir plus : https://www.minds.com/ItFrench/blog/en-cte-d-ivoire-le-statu-quo-en-matire-de-toxicit-est-toujou-997855335449776128

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